Haidilao choisit Panasonic pour les chefs de robot au restaurant Beijing Hotpot





Haidilao, le géant chinois de la restauration rapide, s’est associé à Panasonic pour faire venir des robots capables de préparer des plats et de les livrer aux tables des convives à son nouvel emplacement à Pékin l’année dernière La chaîne basée au Sichuan a pour objectif de renforcer l’efficacité opérationnelle tout en réduisant les coûts de main-d’œuvre grâce à l’introduction du système d’automatisation de la restauration, a rapporté l’agence de presse en ligne Huanqiu, ajoutant que le système pourrait être déployé dans d’autres restaurants si tout se passait bien.
Dans le cadre de ce système, les bras de robot de la cuisine se chargent automatiquement de préparer les légumes et la viande lorsque les clients effectuent leurs commandes via des tablettes de menu. Les robots alignent les plats sur des plateaux qui sont livrés à des tables à l’aide de véhicules guidés automatisés assistés par un serveur humain.

Le président de la société, Zhang Yong, a salué l’introduction de la technologie comme un moment décisif pour lutter contre l’inefficacité.

Haidilao a servi plus de 100 millions de personnes l’année dernière dans ses 360 chaînes de restaurants principalement situées en Chine et au Japon. La société a créé une joint-venture avec Panasonic en mars pour développer le système d’automatisation.

Chaîne de hot-pot sichuanaise depuis 1994, Haidilao a investi 22 millions de $ pour son nouveau restaurant, ouvert en octobre 2018, au cœur du CBD de Pékin.

Il est si populaire qu’il faut s’attendre à 2h de queue avant d’obtenir une table. A l’entrée, une fois le ticket retiré, le client se verra confortablement installé dans un amphithéâtre de 106 strapontins. Il tuera le temps en grignotant des snacks gratuits et en jouant à des jeux vidéos sur trois écrans géants grâce à son smartphone. S’il gagne, il pourra même se voir offrir un plat ! « Les premiers jours, nous projetions des films, mais nous les avons retirés faute de licence d’exploitation », déclare M. Yang, le chef de salle.

Dans un coin de l’écran, les clients peuvent s’assurer de la bonne hygiène des cuisines grâce à une caméra en direct. Quand arrive enfin son tour, le client rejoint une salle de 500 tables, où 2.000 convives s’activent autour de leur marmite. La pénombre du lieu est compensée par des scènes diffusées sur les parois latérales d’écrans LCD : un soleil de Van Gogh, une jungle tropicale à la faune multicolore…

La commande se passe sur iPad, puis est transmise à l’instant en cuisine. Viandes, légumes et tofu arrivent à vitesse vertigineuse : deux minutes en moyenne tandis qu’une bière atterrit en moins de 60 secondes.

Le secret se trouve derrière une paroi de verre réfrigérée à 4°C : 14 robots Panasonic (produits en JV) trient les plats, les scannent, sondent leur fraîcheur (pour écarter les éventuels ingrédients périmés), et préparent les plateaux dix fois plus vite qu’un être humain. Chaque fois qu’une table se libère, un robot plus petit (AGV) de conception 100% chinoise, rapporte la vaisselle sale, tout en contournant les personnes sur sa route, guidé par des messages encodés au plafond. Les marmites seront nettoyées à 180°C sur une chaîne automatisée. « Aujourd’hui, les robots nous font plus de publicité que d’économies, mais nous gagnons en expérience ! D’ici 10 ans, nos cuisines devraient fonctionner presque sans personnel », commente M. Yang. La question suivante fuse, évidente : « Ne craignez-vous pas de perdre votre emploi ? ». « Nullement, répond d’un sourire ce jeune de 29 ans, les tâches physiques seront reprises par les machines, et il faudra toujours du personnel pour la supervision et la maintenance ».